Bert Teunissen / Le Reporter Sensible

1991

Apres Lucien Hervé, James Nacthwey, voici…un élément structurant dans ma démarche. Je viens de découvrir ce travail et je suis déjà fasciné et enthousiasmé plus que de raison, une passion ?

Bert Teunissen, photographe néerlandais, est entré par hasard, un jour de 1996, dans un vieux café de Castelnau, en Provence. Il n’a jamais oublié. Le mobilier est simple, un feu brûle dans l’âtre, l’atmosphère lui rappelle la maison de ses grands-parents, depuis longtemps rasée. La photographie de la vieille dame assise au milieu de ce café devait être la première d’une série qui compte aujourd’hui plus de 350 clichés.

Pendant dix ans, Bert Teunissen a sillonné neuf pays, en quête de ces lieux singuliers où le temps paraît suspendu. Ses voyages l’ont conduit en Belgique, en Grande-Bretagne, au Portugal et jusque dans les coins les plus reculés d’Europe. Ses « paysages domestiques » sont toujours habités : au centre, un homme, une femme, un couple d’ancêtres, invite l’observateur à entrer dans son intimité, à visiter sa cuisine, son salon, sa chambre – des pièces toutes simples, qui n’ont pas été refaites depuis des décennies, où souvent il n’y a pas l’électricité.
Bert Teunissen capture la lumière avec une palette et une sensibilité qui rappelle les grands maîtres hollandais, Vermeer de Delft ou Pieter de Hooch.
Les magnifiques travaux de ce photographe de 48 ans sont exposés pour la première fois en Allemagne, au Kunstmuseum de Krefeld. Les éditions Kerber Verlag publient parallèlement à l’exposition un volume illustré avec des textes signés Bert Teunissen.
« Metropolis » a regardé de près le photographe travailler et a visité son exposition à Krefeld. (arte.tv)
Son site ici…

Vous aimerez aussi:

  1. Reporter vs liberté

Tweet it | add to netvibes | digg it | add to delicious | add to Technorati
blog comments powered by Disqus
Let's tweet