Obama vs La junte birmane…on n’y croit plus!

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Le Myanmar, sous le coup de sanctions internationales, pourrait être le premier pays à expérimenter la “politique de la main tendue” aux autocrates annoncée par Barack Obama lors de son discours d’investiture. Telle est l’hypothèse émise par l’éditorialiste du Washington Post à la suite des déclarations, le 18 février, de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. “Le chemin que nous avons suivi, en imposant des sanctions, n’a pas eu d’incidence sur la junte birmane”, a affirmé la chef de la diplomatie américaine à Jakarta.

Même si Hillary Clinton n’a annoncé ni un allégement des sanctions à l’encontre du Myanmar ni une autre initiative diplomatique, ses déclarations augurent d’un changement de direction. Depuis quelque temps, à l’aube de la coopération renforcée entre le régime et les agences humanitaires, après le passage du cyclone Nargis, plusieurs voix se sont élevées, dont celle de l’influent International Crisis Group, en faveur d’une reprise de l’aide.

Face à ce possible changement de direction, le Washington Post met en garde l’administration Obama, lui rappelant que l’opposition birmane se dit toujours en faveur d’un maintien des sanctions et qu’une décennie d’aide apportée par les Etats-Unis et d’autres pays à la Corée du Nord n’a abouti à aucune amélioration notable. Et surtout, insiste le quotidien, le président Obama ne doit pas lâcher les priorités contenues dans son discours inaugural. “Si les Etats-Unis s’apprêtent à tendre la main au Myanmar, les tyrans de ce pays doivent au préalable desserrer leur emprise sur le pouvoir”, rappelle le quotidien.

C/C Courrier International

Photo: Sandro di Carlo Darsa / Photo Protégée par un Copyright interdisant toute utilisation sans demande

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