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Aung San Suu Kyi et autres petits plaisirs birmans
Vous savez quoi? Le procès d’Aung San Suu Kyi s’est ouvert près de Rangoun. Mais qui est Aung San Suu Kyi?
L’édition Internet du mensuel d’opposition birman déplore le silence du Thaïlandais Surin Pitsuwan, président de l’ASEAN, alors que s’est ouvert, ce 18 mai, le procès à huis clos d’Aung San Suu Kyi. La chef de file de l’opposition birmane risque cinq ans de prison. Elle est accusée d’avoir violé les règles de son assignation à résidence en hébergeant pour une nuit (dans des conditions obscures) un Américain. Cette condamnation l’empêcherait d’emblée de participer aux élections que la junte veut organiser en 2010. (Courrier International)
Par divers agences de presse:
l est temps que la junte birmane abandonne les charges retenues contre Aung San Suu Kyi et la libère sans conditions.” L’édition Internet du magazine d’opposition, publié depuis la Thaïlande, reprend les termes d’un communiqué de Barack Obama publié le 26 mai par la Maison-Blanche. Aung San Suu Kyi, 63 ans, est actuellement jugée près de Rangoun. La lauréate du prix Nobel de la paix clame son innocence, alors qu’elle est accusée d’avoir violé les règles de son assignation à résidence.
Lundi, Carla Sarkozy réclamait la libération de la dirigeante de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi, actuellement jugée dans don pays pour avoir laissé un Américain séjourner chez elle en violation des termes de son assignation à résidence. Une prise de position que soutient sans faille le chef de l’Etat et son mari, Nicolas Sarkozy. “Tous les soutiens au prix Nobel de la paix sont évidemment importants et celui de Carla Sarkozy est un soutien très important“, a indiqué Luc Chatel en rendant compte des travaux du Conseil des ministres. “Naturellement, le président de la République est en plein accord avec son épouse sur ce sujet. Il a d’ailleurs eu l’occasion d’évoquer au cours du Conseil des ministres les préoccupations qu’il avait sur la situation en Birmanie“.
“La situation de Aung San Suu Kyi est très préoccupante et inacceptable, à la fois pour des raisons humaines et politiques“, a souligné le secrétaire d’Etat à l’Industrie et à la Consommation. “Humaines, parce que son état de santé s’est dégradé. Politiques, parce qu’on ne peut pas imaginer que des élections, qui sont prévues je crois l’année prochaine en Birmanie, puissent se passer alors qu’on arrête le principal représentant de l’opposition politique“, a poursuivi Luc Chatel. Dans une lettre ouverte aux autorités birmanes rendue publique lundi par l’Elysée, Carla Bruni-Sarkozy avait jugé “intolérable le sort réservé à cette femme” et demandé sa libération.
L’Assemblée nationale, par l’intermédiaire de son président Bernard Accoyer, a exprimé mercredi “son émotion et sa solidarité” à l’opposante birmane. Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé un peu plus tôt qu’il avait demandé au président de l’Assemblée de “marquer solennellement la solidarité de l’ensemble de la représentation nationale” avec l’opposante birmane. Prix Nobel de la paix 1991, Aung San Suu Kyi est passible d’une peine de trois à cinq ans de prison qui l’exclurait du paysage politique pendant les élections controversées que la junte militaire, au pouvoir depuis 1962, entend organiser en 2010.
Signez la petition pour liberer Aung San Suu Kyi et les prisonniers politiques
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