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Une famille raconte…
“A Rangoun, l’amertume d’une famille face à la junte”
Extrait d’un article du Monde.fr
“Khin Myint n’est pas une militante encartée, ses filles non plus. Femme au foyer, elle est veuve d’un mari mort il y a quatorze ans d’une crise cardiaque. En Birmanie, avec ses 40 dollars de pension mensuelle, elle fait partie de la classe moyenne. L’explosion des prix, après le cyclone, la touche malgré tout de plein fouet. Et le quartier où elle réside est un vaste ensemble de barres d’immeubles surpeuplées, presque insalubres, à trente minutes de route de Rangoun. [..]
Aujourd’hui, les quatre femmes admettent que c’est sur la plus jeune des soeurs, Thuza, 16 ans, qu’elles ont fini par reporter leurs espoirs de changement. Celle qu’elles encouragent à croire qu’un jour, il n’y aura peut-être plus de travail forcé, qu’elle ne sera plus obligée de nettoyer la cité sous surveillance policière. Qu’un jour, les lignes téléphoniques ne seront plus écoutées, qu’il n’y aura plus besoin d’adresse pirate pour se connecter à Yahoo !. Qu’elle pourra alors peut-être cesser de chuchoter le nom d’Aung San Suu Kyi, la principale opposante au gouvernement.”
A lire en intégralité sur lemonde.fr
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