L’été étant enfin arrivé il fallait une BPJ en conséquence. Chaleur sèche pour nous mais mousson pour l’Inde, chacun s’adapte…
L’image ci-dessus est l’exemple parfait de ce qu’il ne faudrait pas faire d’après les règles élémentaires (mais fondamentales) de la construction photographique. Un horizon qui penche, le sujet qui ne regarde pas l’objectif, “les tiers” pas vraiment respectés (règle visant à diviser l’image en tiers et à placer les éléments importants aux intersections des lignes des tiers), un arrière plan indéfini, etc…
Il faut donc savoir oublier toutes ces choses théoriques qui s’avèrent utiles mais qui ne sont pas des obligations…loin de là
Malgré cela le photographe obtient une image forte, qui capte le regard et surtout qui parle clairement du sujet évoqué avant même de lire la légende. Tout cela grâce au grand angle, encore et toujours ce fameux objectif avec un angle de vision large (le zoom 16-35mm 2.8 L de Canon étant le plus courant chez les photo journalistes). Ce type d’objectif, lorsqu’il est bien utilisé, permet au photographe de faire pénétrer son sujet en plein dans l’œil du spectateur, les déformations produites par cet angle large vont rajouter un effet de vaste et d’amplitude au mouvement et amplifie le dramatique d’une situation. Ici c’est une photo d’action, un instantané, l’homme se jetant dans l’eau. Le mouvement du corps, naturellement incurvé, est amplifié par le grand angle qui, ici, ne déforme que très peu (la déformation dépend de la distance du sujet).
Nous sommes donc en face d’une image “pure” en mouvement et dans laquelle nous sommes présent ou participant.
Un homme saute dans les eaux de la mer d’Oman près de la Porte de l’Inde à Mumbai le 5 Juillet 2008, alors que la marée haute approche à l’ouest de la ville indienne. La saison de la mousson, qui s’étend de Juin à Septembre, représente environ 80% des précipitations annuelles en Inde . (Sajjad Hussain / AFP / Getty Images)
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