Aujourd’hui je vous propose une photographie sans prétention apparente mais qui, sous son aspect purement graphique (lignes coupées, corps) et dynamique (utilisation de l’oblique) cette photographie en raconte beaucoup sur le sujet.
L’Iran est tiraillé entre son passé dévoué au culte de Khomeyni et son avenir plein de modernité. Dans cette photographie clairement divisée il apparait le voile, de dos, sombre mais fier, flottant et en direction de l’arriere plan. Sur le même axe on distingue un soldat, matraque en main, le regard détourné dans le même sens que les ombres. Il vient vers nous mais ne nous regarde pas, la séparation entre lui et là femme voilée se fait par des bandes discontinue, ouvertes aux possibles; c’est d’ailleurs au moment d’un vide que le photographe a choisi de déclencher. La séparation n’est donc pas franche. Alors que le passé s’efface il tente de franchir la démarcation avec le présent. Ce présent, militaire et jeune reste un des symbole de l’Iran actuel, toujours convoité et tenu par la présence des mollahs.
J’aime cette vision ambiguë de l’Iran, je ne suis pas un spécialiste de la question (loin de là…) mais il me semblait clair que le photographe voulait nous montrer cette présence passé/avenir permanente. J’aimerai en savoir plus…
Un soldat iranien croise une femme voilée près de Téhéran, le 1er octobre 2008.Crédit : B. MEHRI / AFP
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