Hunger, Bullit et La Grande Evasion

h_hunger_11www.sandrodicarlodarsa.comSteve Mc Queen est mon héros! Oui c’est bien lui, il revient, mais cette fois-ci il c’est un artiste plasticien anglais… Après avoir eu le Turner Prize (!!) ce jeune artiste anglais nous embarque dans l’univers d’une prison anglaise avec un secteur réservé au prisonnier de l’IRA. HUNGER n’est pas un reportage photographique mais un film bien qu’il ne s’en démarque pas tant que ça… Je ne vais pas vous parler ici du scénar, ni de l’engagement politique et encore moins en faire une analyse cinématographique… j’en serais bien incapable. En revanche je vais vous faire part des sensations sur la photographie et l’esthétique perçues par un photographe passionné et fanatique, moi!

Tout commence il y a quelques mois quand je tombe sur la bande annonce d’un film étrange, HUNGER… Tout y est propre, les cadrage précis, un tempo oppressant et un rendu esthétique mimant celui de la photo  commerciale. Le sujet m’est inconnu et il n’est pas clairement exprimé dans ces quelques secondes de vidéo…Suspens… Il faudra attendre la sortie en salle pour en savoir plus.

Je rentre tout juste du ciné, 1h40 de film et j’aurais aimé que cela ne s’arrête pas! Je suis pénible avec le cinéma,  tout me lasse ou me semble déjà vu et entendu, de la reprise de classiques (je ne parle ici que de la photographie et de l’esthétique)…mais cette fois c’est bien différent. Les plans sont tous parfaits (sisi, j’vous jure m’sieu dames), du cadrage ou choix du close-up. Je suis bluffé de retrouver toute l’attention nécessaire à une prise de vue dans chaque plan de Hunger.

Les flous sont assumés, les plans très serrés et les plans fixes sont un bonheur pour le fanatique que je suis. C’est un régal que de voir cette approche léché et perfectionniste dans un film au sujet brutal et aux sons si froids et durs. Les ambiances sont profondes et denses et chaque minute passe bien trop vite!

Hunger se rapproche donc bien d’un reportage photo dans le sens où l’image à une importance de l’ordre du vital, dialogues sont rares et les sont ambiants suffisent à nous faire pénétrer dans l’univers. Des plans, des atmosphères et des visages sombres…pensez au mini reportage de Phillip Toledano sur son père et aller voir ensuite HUNGER…vous y trouverez des ressemblances frappantes dans la forme!

Vous l’aurez compris je suis sous le charme. Amateurs de reportage photo de qualité, foncez. Bien sur il y a une narration et du mouvement mais vous apprécierez encore plus ce mélange en ayant l’œil avisé. Le cadrage précis d’une photographie et le plan fixe travaillé ne sont-ils pas du même registre?!

Bande annonce HD